Cours ombres lumière(1).pdf



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Frédéric Appy, Année 1, « Couleurs, Nuances », Mardi 24 mars 2020
Bonjour à vous,
Le cours suivant est sans image, je vous laisse le soin d’illustrer ce texte d’un cours,
Vous en trouverez qui correspondent aux mots écrits sur des sites internet bien sûr ou
dans les livres de références, qui m’ont aidés à réunir les notes et le propos de ce cours,
Tout d’abord 2 ouvrages de références :
Baldine Saint Girons : Les Marges de la nuit, Pour une autre histoire de la peinture, Les
Editions de l’Amateur, Paris, 2006, (Les nocturnes dans l’art, nombreuses illustrations),
Michael Baxandall : Ombres et Lumières, Bibliothèque illustrée des histoires, Gallimard,
Paris, 1999, (traduction française de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat),
Pour ne pas oublier, deux catalogues :
Rembrandt, La lumière de l’ombre, Editions B n F, Paris, 2005,
Christian Boltanski, Peindre Photographier – Direction des Musées de Nice - Galerie des
Ponchettes, Printemps 86, (Les Ombres, C. B. devant les Ombres, Leçon de Ténébres,
1985,)
Au départ, pour commencer il faudrait poser la trace de l’Imprimerie, une des images de
notre civilisation, de ses origines. Le noir sur blanc de l’écriture et de l’imprimerie, cette
extrême clarté, la lisibilité d’un texte.
Le « Noir – Blanc », Contraste absolu, « Silence sonore » selon le classement des
couleurs de Wassilly Kandinsky,
L’Ecriture à force de lumière chez Jenny Holzer (XENON, Ink.Tree Editions 2001),
Un contraste nécessaire à la définition, comme à la lecture d’un texte, d’une œuvre.
L’art pictural, les arts plastiques se situent entre l’ombre et la lumière (Baxandall,
confère illustration d’après Léonard de Vinci, Lumière tombant sur un visage,
Bibliothèque du Vatican, Rome, (Introduction, P. 13),
L’art est formellement de l’ordre de la « révélation », qui « sort de l’ombre », pensons
par exemple aux frottages du peintre Max Ernst, qui le fondent en parti comme
surréaliste ; ce qui est donné à voir ( Eluard ), ce qui donne à penser (Ricoeur), ce qui
monte du sol dans cette technique,
L’ombre est le centre d’un foyer (comme le cadre), une sorte d’abri, l’art est protégé
(Foyers proches des œuvres de l’art pariétal, présence nécessaire, traces de feux et de
pigments, parfois dans une semi – obscurité. Lieu secret, cache, lieu de fraîcheur
(Rembrandt, Lettres chez Vermeer de Delft),
à lire REMBRANDT, LA SAINTE FAMILLE ou l’art de lever un rideau, 1646, Etude de cette
œuvre, Wolfgang Kemp, Editions Adam Biro, Paris, 1989,
et aussi un roman, Simone Van der Vlugt, BLEU de Delft, Editions, Philippe Rey, Paris
2018 (Traduit du Néerlandais ( Pays-Bas) par Guillaume Deneufbourg)

La nuit, qui est une des extrémités de l’ombre, est liée à l’imagerie romantique.
« Le continent noir », c’est ainsi que Sigmund Freud a dénommé par ailleurs le sexe
féminin. Celui la même qui est caché, montré, par Gustave Courbet dans son célèbre
tableau, création, observation, Origine du monde,
(Toujours), depuis son avènement protégé par un voile, le peintre André Masson le plus
moderne), du même peintre, on regardera la couverture du catalogue de l’ exposition
Musée Cantini, André Masson, de Marseille à l’exil américain (2016), p.23 n° 52 :
« Antille », 1943, en pensant aussi bien sûr à Aimé Césaire, Ferrements et autre poèmes,
préface de Daniel Maximin, Editions Seuil, Points, 2008,
Il faut ne pas oublier « Le cargo noir » 1952, que le peintre Raoul Dufy (1877-1953)
dessina dans les années 1940, ce fameux tableau vert contrasté d’un tour noir,
Ce sont d’autres limites de notre propos.

Pour saisir l’importance de l’ombre, il faut penser une image de la création de l’art. Et
d’abord, Mythologie, le tracé, le dessin, les contours d’une Forme, ce report d’un corps
aimé sur un mur, simplement pour en conserver la trace ( Pline l’ancien ), une des image
possible des origines de l’Art.
Se référer au n° (très intéressant) de la revue Ousia, Lumières, textes rassemblés par
Martine Bouchier pour la collection, Art(s) des Lieux, 2002, (notamment Alain Fleischer,
Michel Verjux...)
Pour saisir l’importance de l’ombre, il faut évidemment penser au soleil qui trace sur le
sol les empreintes des sculptures d’Alberto Giacometti, à la Fondation Maeght, St. Paul
de Vence par exemple, elles, ces sculptures ne prennent sens que par rapport à la
lumière, leur ombre qui s’étire sur le sol.
On peut penser à certaines ombres portées dans des déserts chez les Surréalistes
(encore), Yves Tanguy ou même Salvador Dali,

Pour saisir l’importance de l’ombre, qui n’est qu’une « apparente » antithèse de la
lumière il faut oser penser la couleur noire. Jouer peut-être aussi avec les lumières de
cette couleur dans les Monochromes de Pierre Soulages,
Voir également (Ad Reinhardt, Expressionniste abstrait américain),
Pensez à la très belle salle qui est consacrée aux œuvres de Soulages, avec cette verrière
lumineuse au Musée Fabre à Montpellier. Voir aussi Musée à Rodez (France)

De l’anthracite, noir profond et même blancheur de cette lumière.
Il faut à présent rappeler que Goethe dans son Traité des couleurs décèle et remarque
suivant son processus d’investigations, une « part d’ombre » dans toutes les couleurs
même les plus tendres, les plus douces, les plus lumineuses. Ce ne sont pas des ténèbres
pourtant… Et les ombres peintes par Renoir et les Impressionnistes sont souvent
légèrement colorées, voyez aussi les jeux d’ombres et de reflets dans les Nymphéas de
Claude Monet, frontière vous le savez entre l’art figuratif et l’art abstrait.
On oppose souvent la luminosité des peintures Italiennes que recherchent de nombreux
peintres (Rubens fait un voyage fructueux en Italie). Vincent Van Gogh dans son périple
s’établit un temps à Arles, les lumières de ces moissons et de ces jardins font dates en
Provence et dans l’histoire de l’art. Paul Klee (avec son ami August Macke) voyage en
Tunisie où il avoue avoir découvert « la couleur ». On oppose certaines parts
lumineuses de la peinture et de l’art plus généralement en une sorte de « théorie des
climats ». Vous regarderez les mouvements de ciels en éclaircies lumineuses contenues
chez le peintre flamand merveilleux Paul Bril,
Souvenez-vous de la palette claire des peintres vénitiens à la Renaissance, nous en avons
souvent parlé en cours, Giorgione, Titien, Tintoret, Véronèse…
La géographie est aussi bien sûr une approche des fondements de la peinture,
Ne pas oublier que Piero della Francesca, vers 1444- 1458, à Arezzo a réalisé la première
image d’un « nocturne » dans l’histoire de l’art : « La Légende de la vraie croix ». Il faut
penser à cette fresque ou l’on voit un soldat qui veille sur l’empereur Constantin allongé,
dormant. Relire ou lire Le Dormeur éveillé du psychanaliste J. B. Pontalis qui illustre la
lumière, la pose des personnages, sur le fond des étoiles et des tentes éclairées…
La quête de la lumière incite à voyager, Gauguin ou plus tard Matisse en Polynésie, nous
rappellent les motifs Océaniens originaux.
L’ombre peut dissimuler mais surtout elle protège. Sans doute les nocturnes
providentiels des « Nativités », notamment L’adoration des bergers ,
voyez
l’ « extraordinaire » lumière active, spirituelle chez le Tintoret, ou admirable lueur et
luminosité de l’enfant chez Le Corrège, à Parme… L’image de la nativité semble être une
source d’éclairage, une scintillation, une lumière,
Par ailleurs on peut encore, penser à Rembrandt dont on dit, une anecdote « vérifiée »
scientifiquement, qu’il faisait pour ainsi dire « œuvre naturelle » en faisant tomber la
nuit sur les scènes ombrageuses qu’il a représentées. De la même façon qu’il redonne
plusieurs versions des estampes, plus ou moins claires, sombres, noires qu’il travaille à
force de tirages imprimés en plusieurs étapes… Ces papiers restent les plus
merveilleuses gravures travaillées, elles ont inspirés les travaux de nombreux
dessinateurs de cet art de la presse,
J’aurais peut-être l’occasion de vous parler du livre Les Maitres d’autrefois de Eugène
Fromentin, ouvrage admirable où cet écrivain nous éclaire sur l’œuvre de Rembrandt.
Je voudrais pour terminer ce « cours » évoquer le Soleil d’Olafur Eliasson, (Tate,
Londres)
Ainsi que les œuvres de James Turrell et Hans Peter Khun, nous en reparlerons
certainement… Bonnes recherches à vous


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